Éducation Musicale

Une NUIT sur le MONT CHAUVE, de MOUSSORGSKI


nuit sur le mont chauve

Achevé durant l'été 1867, le poème symphonique Une Nuit sur le Mont Chauve est signé du compositeur russe Modest Moussorgski (1839 - 1881). Sa durée d'exécution est d'environ 12 minutes.

 

L'oeuvre repose sur une nouvelle du romancier et dramaturge Nicolas Gogol (1809 - 1852) : La Nuit de la Saint-Jean, qui met en scène le Sabbat des sorcières (une assemblée nocturne au Moyen Âge).

 

La transformation du titre, avec la mention d'un Mont Chauve, fut inspirée d'une promenade de Moussorgski sur une colline près de la ville de Kiev.

 

Plusieurs versions, chorales et orchestrales, furent travaillées par le compositeur, conscient de tenir là un sujet et une partition d'une grande intensité d'expression.

 

Cette musique et ce terrifiant programme furent à l'honneur dans le célèbre film d'animation de Walt Disney : Fantasia (1940). C'est l'une des raisons pour lesquelles l'éducation musicale des élèves, dans de très nombreux pays, a intégré parmi les oeuvres majeures de la musique classique cette Nuit sur le Mont Chauve.

Extrait de Fantasia, avec une présentation en français et des images fantastiques !

Le programme d' Une Nuit sur le Mont Chauve est le suivant : 

Voix souterraines, apparition des esprits des ténèbres puis de Tchernobog (divinité des ténèbres) – Adoration de Tchernobog – Sabbat des sorcières – Sonnerie de la cloche du village et évanouissement des apparitions – Aube naissante.

Éducation Musicale - Une Nuit sur le Mont Chauve

Biographie de MOUSSORGSKI


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Souffrant de nombreux problèmes de santé nerveuse, en déséquilibre et en révolte par rapport à bien des aspects de la société et de l'injustice humaine, Moussorgski a traversé la vie par crises pour la terminer dans l'alcool.

 

Modest Moussorgski naît le 21 mars 1839 dans le petit village russe de Karevo. Il est le quatrième fils d'un petit propriétaire terrien et passe son enfance dans une atmosphère paysanne.

 

Le jeune garçon se révèle assez habile au piano, mais ses parents souhaitent pour lui une carrière militaire. Il est donc envoyé à Saint-Pétersbourg et sortira de son école en 1857 avec un grade d'officier, assorti d'une expérience dans un régiment d'élite.

 

Mais les passions de Modest sont ailleurs : la philosophie, l'histoire, la peinture, et surtout la musique. Il fait la connaissance de Borodine et Balakirev, qui partagent un même goût pour la composition. Il envisage alors sérieusement une carrière musicale et finit par démissionner de l'armée.

 

Cependant, la période qui s'annonce est difficile : disposant de peu de revenus, Moussorgski doit prendre un emploi aux Ponts et Chaussées russes ; il boit beaucoup d'alcool, perd son père en 1863, puis sa mère... Il est aussi devenu épileptique et fait une première crise de delirium tremens.

 

Heureusement à partir de 1865, l'amitié qui le lie à Rimski-Korsakov et aux autres membres du Groupe des Cinq lui est salutaire. Ils se retrouvent avec d'autres intellectuels chez une jeune femme, Ludmila Chastakova, qui leur offre l'hospitalité.

 

En 1868, Modest Moussorgski échafaude la composition de son grand opéra : Boris Godounov. La première version est refusée par les Théâtres Impériaux. La seconde, représentée en 1874, est critiquée par ses propres amis. Le compositeur accuse le coup et sombre de nouveau dans l'alcoolisme.

Hébergé par un ami poète, il entame la partition de La Khovantchina, restée inachevée, mais réalise un coup de maître en livrant son chef d'oeuvre : Les Tableaux d'une Exposition.

 

Installé à partir de 1875 chez le peintre Paul Naumof, il écrit un cycle noir de Chants et Danses de la mort. Ultime lueur sur sa vie à la fin de 1879, il entreprend une tournée de bienfaisance avec la cantatrice Daria Leonova. Une fois rentré à Saint-Pétersbourg, il boit tout ce qu'il gagne et fait une nouvelle crise de delirium en février 1881. Il décède le 28 mars de cette année.