Le mystérieux testament de BEETHOVEN

- Quelle femme fut son immortelle bien-aimée ?

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N'ayant jamais connu le bonheur du mariage, Ludwig van Beethoven fut pourtant à de nombreuses reprises amoureux de très belles jeunes femmes. En témoignent les diverses partitions écrites à l'intention de l'une ou de l'autre : Lettre à Élise pour Therese Malfatti, Sonate Clair de lune inspirée par son élève Giulietta Giucciardi, Sonate pour piano n° 24 à l'attention de Thérèse von Brunswick, Sonates pour violoncelle offertes à son amie intime Maria von Erdödy... ajoutées aux correspondances avec la cantatrice Amalie Sebald, ou encore la présence récurrente à des moments-clés de la comtesse Almerie Esterhazy.

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L'histoire d'une passion mystérieuse : En 1812, le compositeur suit une cure thermale à Tœplitz en Bohême. Il y rédige en trois feuillets les 6 et 7 juillet son énigmatique et bouleversante Lettre à l’immortelle Bien-aimée (« Briefe an die unsterbliche Geliebte »). Mais aucune mention ne permet de savoir quelle est cette femme...

Deux noms sont avancés par les biographes de Beethoven. D'abord celui de Joséphine von Brunsvik, dite « Pépi », une élève, qui accoucha d'une fille 9 mois après cet été-là, prénommée Minona (se lisant à l'envers en allemand « anonym »...). Cet enfant ne pouvait être qu'illégitime puisque Joséphine était l'épouse du baron Christoph Stackelberg, résidant en Estonie entre janvier et octobre 1812.

Ensuite vient l'hypothèse d'Antonia Brentano, femme d'un sénateur de Francfort et ami de Beethoven. Elle était présente à Vienne entre 1809 et 1812, et en cure le même été en Bohême, dans la ville de Karlsbad. Elle eut un enfant un an après, appelé Karl... La lettre à l'immortelle Bien-aimée ne fut jamais envoyée. Elle fut découverte quelques jours après la mort de Beethoven, avec le Testament de Heiligenstadt (1802), dans le tiroir caché d'une armoire.