HYMNE EUROPÉEN - NOM : ODE A LA JOIE - COMPOSITEUR : BEETHOVEN

hymne européen

Depuis 1971, et dans la suite des cérémonies du bicentenaire de la naissance de Ludwig van Beethoven (1770 - 1827), l'hymne européen officiel est bien L'Ode à la joie. Cette mélodie du grand compositeur allemand, est extraite du mouvement final de sa monumentale 9ème Symphonie. La durée de la mélodie propre à la célébration de l'unité de l'Europe est de 2 minutes et 15 secondes. C'est le légendaire chef d'orchestre Herbert von Karajan qui en a enregistré la version connue aujourd'hui, avec sous sa baguette la Philharmonie de Berlin qui était alors le meilleur orchestre du monde. L'hymne européen a la particularité de se présenter sans paroles, ce afin de préserver un côté universel et neutre par rapport à la diversité des langues pratiquées dans les différents pays d'Europe.

Le mystérieux testament de Beethoven

N'ayant jamais connu le bonheur du mariage, Ludwig van Beethoven fut pourtant à de nombreuses reprises amoureux de très belles jeunes femmes.

En témoignent les diverses partitions écrites à l'intention de l'une ou de l'autre : Lettre à Élise pour Therese Malfatti, Sonate Clair de lune inspirée par son élève Giulietta Giucciardi, Sonate pour piano n° 24 à l'attention de Thérèse von Brunswick, Sonates pour violoncelle op. 102 offertes à son amie intime Maria von Erdödy... ajoutées aux correspondances avec la cantatrice Amalie Sebald, ou encore la présence récurrente à des moments-clés de la comtesse Almerie Esterhazy.

En 1812, le compositeur suit une cure thermale à Tœplitz en Bohême. Il y rédige en trois feuillets les 6 et 7 juillet son énigmatique et bouleversante « Lettre à l’immortelle Bien-aimée » (« Briefe an die unsterbliche Geliebte »). Mais aucune mention ne permet de savoir quelle est cette femme.

Deux noms ont été avancés par les biographes de Beethoven. D'abord celui de Joséphine von Brunsvik, dite « Pépi », une élève très douée, qui accoucha d'une fille 9 mois après cet été-là, prénommée Minona (se lisant à l'envers et en langue germanique « anonym »...). Cet enfant ne pouvait être qu'illégitime puisque Joséphine était l'épouse du baron Christoph Stackelberg, résidant en Estonie entre janvier et octobre 1812.

Ensuite vient l'hypothèse de Antonia Brentano, femme d'un sénateur de Francfort et ami de Beethoven. Elle était présente à Vienne entre 1809 et 1812, et en cure le même été en Bohême à Karlsbad. Elle eut un enfant un an après, appelé Karl...

La lettre à l'immortelle Bien-aimée ne fut jamais envoyée. Elle fut découverte quelques jours après la mort de Beethoven avec le Testament de Heiligenstadt (manuscrit autographe daté de 1802 où il exprime son désespoir face à sa surdité naissante) dans le tiroir caché d'une armoire.