Alberto GIACOMETTI - Fiche artiste - Cycle 3

Citations - "Plus j'enlevais de matière à mes sculptures, plus je sentais que j'approchais de la vérité. La masse m’empêchait de voir l’être.""Je travaille comme un aveugle qui tâtonne dans l'obscurité. Mes mains cherchent la forme, mes yeux cherchent l'esprit. C'est un combat contre la matière qui résiste." - "À force de vouloir saisir le réel, on s'aperçoit qu'il n'est qu'une apparence, une surface qui cache une autre réalité, bien plus profonde et inquiétante."

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Biographie courte - Alberto Giacometti, né le 10 octobre 1901 dans le canton des Grisons en Suisse, est imprégné dès son enfance par l'art, son père étant lui-même peintre. Après une formation initiale à l'École des Beaux-arts de Genève, il rejoint Paris en janvier 1922, ville qui deviendra son terreau créatif. En 1926, il s'installe dans son atelier du 46 rue Hippolyte-Maindron, un espace exigu qu'il baptise sa « caverne » et où il produira l'essentiel de son œuvre. Son parcours est marqué par une étape surréaliste dès 1931, période durant laquelle Giacometti s'implique activement dans la rédaction des revues du groupe. Sa renommée internationale explose en 1950, lors d'une exposition organisée par le galeriste Pierre Matisse à New York, où il révèle son style. Plus tard, dans les années 1960, il s'investit profondément dans la naissance de la Fondation Maeght, faisant don de plusieurs bronzes. Il s'éteint le 11 janvier 1966 à l'hôpital de Coire, laissant derrière lui une œuvre qui continue d'interroger le regardeur sur le sens même de l'existence.

L'Homme qui Marche

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Introduction - Véritable pilier de l'art du XXe siècle, L'Homme qui marche I  fut le résultat d'une recherche incessante sur la condition humaine. Commandée initialement par la Chase Manhattan Bank de New York, cette œuvre a rapidement transcendé sa fonction première pour devenir un symbole universel. L'histoire de cette sculpture ressemble à une odyssée, franchissant les frontières et fascinant les spécialistes par sa capacité à condenser, en un seul geste, toute la fragilité et la ténacité de l'être.

Analyse - À taille humaine avec ses 183 centimètres, L'Homme qui marche I surprend par sa morphologie : un personnage décharné et filiforme. Cette silhouette longiligne est le résultat d'un modelé tourmenté qui semble mettre à nu la structure interne de l'individu. Ce corps, réduit à l'essentiel, porte en lui la trace de la précarité et de la douleur de l'homme contemporain. Pourtant, c'est dans ce dénuement que réside toute la force de la sculpture. Le personnage, dans un équilibre précaire mais affirmé, marche résolument vers l'avant. Ses jambes étirées symbolisent un élan vital inépuisable, une progression vers un futur à la fois incertain et inéluctable. C'est cette tension entre la fragilité physique et la puissance de la volonté qui fait de cette œuvre une icône intemporelle de la résilience humaine. 

Aujourd'hui, elle est l'une des œuvres les plus célèbres au monde, représentée par dix exemplaires disséminés dans les plus grandes collections, dont une version emblématique installée en plein cœur des jardins de la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence.

Belle promenade dans les jardins de la Fondation Maeght (4'50)

POSTER - Monde

Ce grand poster plastifié expose tous les instruments et musiciens d'un continent à l'autre, sur toute la planète. À afficher en classe, dans un bureau ou une chambre. Éditions Fuzeau - 12,50

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