La MARSEILLAISE - Séquence
Pourquoi tant de mystères dans ses origines musicales ?
Citations : "Il y a dans la Marseillaise une flamme qui brûle encore, même sous la cendre des années." Claude Debussy - "C’est un chant qui a besoin de canons, de clairons et de dix mille voix." Hector Berlioz - "Quel chant ! Il frissonne de la fièvre de la liberté et de la colère des opprimés." Heinrich Heine - "La Marseillaise est un chant qui, dès les premières notes, fait battre le cœur plus vite. C'est l'essence même de l'héroïsme mis en musique." Robert Schumann.
Introduction : La véritable histoire de la Marseillaise est en réalité un long feuilleton à rebondissements, né à la fin du XVIIIe siècle. On en trouve le début du thème chez Mozart, puis sous les doigts d'un organiste de Saint-Omer, et enfin par la signature réputée officielle de Rouget de Lisle.
Un plagiat ? Alors finalement on se demande : qui a pris la musique de qui ? D'où viennent les paroles ? Dans cette page, nous reprenons le fil de l'histoire et nous vous dévoilons l'entièreté de l'énigme...
La Marseillaise a été composée, selon la version dite "officielle", dans la nuit du 24 au 25 avril 1792 par un officier militaire : le Capitaine Rouget de Lisle. A son domicile de Strasbourg ce soir-là, il utilisa son violon pour inspirer sa composition. Sa musique était au départ un chant pour l'Armée du Rhin, qui faisait suite à la déclaration de guerre contre l'Autriche.
Ce texte chanté, qui suscita beaucoup d'enthousiasme, fut distribué dans plusieurs provinces de France. Puis des combattants volontaires marseillais l'entonnèrent lors d'une remontée de quelques jours vers Paris. La Marseillaise devint aussi le chant des révolutionnaires qui se battaient pour les libertés face aux monarchies. Elle fut finalement proclamée Hymne National en 1795.
Le nom de Mozart apparaît : En 1786, Mozart publie son 25ème concerto pour piano. On y entend avec stupéfaction cette mélodie (voire vidéo) qui est tout simplement le début exact de La Marseillaise !
Rappelons que Mozart était autrichien, et que Rouget de Lisle avait pour mission d'écrire un chant dans un contexte de guerre face à l'Autriche. Alors le Capitaine d'armée français aurait-il eu l'idée d'aller subtiliser cet air chez l'ennemi, histoire de mieux le défier ?
Mélodie jouée aux cordes et bois à 1'50, reprise au piano à 7'10
La piste de l'organiste du nord : Un autre protagoniste possible est retrouvé. Il s'agit d'un certain Jean-Baptiste Lucien Grisons (1746-1815), organiste et maître de chapelle à Saint-Omer (tiens, tiens, une ville de garnison où séjourna Rouget de Lisle). L'homme est totalement inconnu dans l'histoire de la musique, et pourtant il crée un maillon capital dans cette énigme. En introduction de son oratorio Esther (1787), on entend ni plus, ni moins, que l'intégralité de la mélodie de la future Marseillaise. Surprise...
La vérité dévoilée, de 1'46 à 5'22, et en plus c'est drôle !!
Un "cahier-livre" agréable et complet sur le monde musical.
> 60 Cours d'Éducation Musicale - Collège
> 7 Cahiers - Musique
Le plaisir pour l'élève d'étudier avec un cahier-livre attrayant !