La MUSIQUE au MOYEN AGE - Cycle 3

Bien loin des chants sacrés et chants grégoriens de l'Église catholique romaine, qui font autorité au moins jusqu'au IXe siècle, la musique instrumentale du Moyen Âge est propagée de villages en châteaux par les troubadours, trouvères et ménestrels.

la musique au moyen âge cycle 3

Beaucoup de musiciens sont tantôt joueurs, conteurs, jongleurs ou acrobates. L'apprentissage des instruments est assuré dans les écoles de ménestrandie.

 

Bien que l'iconographie médiévale présente parfois des ensembles instrumentaux assez hétéroclites, on pense plus vraisemblablement que l'interprétation d'une pièce était décidée selon son caractère, son contexte d'exécution ou même l'intuition des musiciens pour la circonstance. D'une poésie chantée intimiste à une danse joyeusement rythmée, on passera de l'accompagnement doux d'un psaltérion à l'exécution très sonore d'un ensemble de chalemies.

Lors des banquets, interviennent d'assez grands ensembles instrumentaux rassemblant cornemuses, vièles de bras, harpes, chalemies et orgue portatif.

 

Un groupe de musique du Moyen Âge, transposé dans notre époque, ça donne :

Les INSTRUMENTS de MUSIQUE - Moyen Âge - Cycle 3

1) Vièle de bras - Luth - Harpe - Psaltérion - Ville à roue

2) Flûte - Chalumeau - Cromorne - Cornemuse - Olifant

3) Nacaires - Tambour - Tambourin - Cymbalettes - Cloche

Le CHANT GREGORIEN au MOYEN AGE - Cycle 3

le chant grégorien moyen âge cycle 3
Sean Connery dans : Le Nom de la Rose (1986)

Chant liturgique de l'Église catholique romaine, le chant grégorien doit son nom au pape Grégoire le Grand (540 - 604), qui entreprit d'unifier pour la messe l'ensemble des chants et traditions orales qui avaient jusqu'alors cours en Europe.

 

Mais il faudra environ trois siècle pour que la mission grégorienne se réalise pleinement, aidée par les progrès de la notation musicale et par la collaboration des pouvoirs monarchiques successifs.

 

Indissociable de la langue Latine, le chant grégorien rapporte les Écritures saintes. Il se présente sous la forme d'une mélodie monodique (à une voix), chantée « a cappella ». Il est aujourd'hui toujours pratiqué, notamment pour son phrasé simple et contemplatif, qui invite au recueillement.