MARIA CALLAS - BIOGRAPHIE

De Norma à Casta Diva, la voix du XXe siècle...

maria callas biographie

Anna Maria Kekilia Sofia Kalogeropoulos est née à New York, de parents d'origine grecque, le 2 décembre 1923. Son nom est simplifié en « Callas ».

 

Résumé de la biographie : Maria est une enfant mal dans sa peau, timide et introvertie, qui grandit dans une atmosphère familiale houleuse. Sa mère veut toutefois pour elle une carrière de cantatrice. Elle est présentée au chef d'orchestre Georges Sebastian qui l'écoute et s'exclame : « Vous avez du talent ! »... « Je sais », répond-elle laconiquement.

À l'âge de 14 ans, elle se présente à un concours amateur dans une des premières émissions de The Major Bowes Amateur Hour. Elle s'y affuble d'un pseudonyme pour éviter d'être reconnue par son père. Sa mère Evangelina l'emmène avec elle en Grèce et l'inscrit au Conservatoire Royal d'Athènes auprès d'Elvira de Hidalgo qui la prend sous son aile.

Ses premiers rôles à l'opéra de la ville montrent déjà se grande présence sur scène. Vite repérée, elle est engagée aux arènes de Vérone en 1947 puis triomphe à Florence, Venise, Rome, Naples, Milan...

En 1949, elle épouse Giovani Meneghi, riche patron d'une entreprise de briques beaucoup plus âgé qu'elle. Ce mariage ne tiendra que 10 ans.

maria callas photo

Les années 1950 consacrent son aura exceptionnelle. Elle voyage et apparaît sur les plus grandes scènes du monde où elle ne cesse de bouleverser le public. Sa technique d'une insolente transcendance, son timbre de voix d'une coloration inouïe, sa façon de faire vivre ses personnages avec tant d'ardeur et ses ineffables talents de tragédienne lui permettent d'éclabousser les divas de son temps.

Elle devient la maîtresse du milliardaire Aristote Onassis. Mais celui-ci la trahira en 1968 en épousant Jacqueline Kennedy. Maria Callas aura aussi sa face sombre et torturée. D'abord elle a accompagné une partie de sa carrière d'un régime tyrannique pour corriger son embonpoint de jeunesse.

Puis il y a des coups d'éclats, comme lorsqu'elle quitte la scène en pleine représentation en 1958, en présence du Président italien, parce qu'elle ne se sent pas satisfaite de ses capacités du moment. Son déclin psychologique et vocal est inéluctable. Sous calmants après sa rupture, perdant sa voix, sujette à des malaises, elle se retire progressivement après 1970.

Terrée dans son appartement parisien, elle écoute inlassablement ses enregistrements. Quelques temps avant sa mort survenue en 1977, elle aurait dit à sa sœur : « J'ai perdu ma voix... il ne me reste plus qu'à mourir ». La thèse non officielle du suicide ne fait aucun doute pour beaucoup.

la voix

EXTRAIT de :

> Le chant dans l'histoire et dans le monde

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