MUSIQUE & FANTASTIQUE - Séquence


séquence musique et fantastique

Introduction : Si la littérature a engendré le conte ou le roman fantastiques à partir du XIXe siècle, on peut dire que ce thème s'est largement étendu à la peinture, à la musique, puis au cinéma. Le genre fantastique, qui consistait à introduire un élément surnaturel dans un récit, s'est alors projeté dans la science-fiction ou dans le film d'horreur. Il a comme fonction d'exorciser une multitude de fantasmes et de peurs chez l'être humain. Nous allons étudier quelques œuvres symboliques de sa présence dans les compositions.


Ghosts - M. JACKSON

séquence musique fantastique ghosts

Présentation : D'une durée record de 39 minutes, ce clip musical est sorti en 1996. Ghosts fut réalisé par Mickael Jackson (1958-2009) et Stan Winston, spécialiste du maquillage et des effets spéciaux.

L'histoire : Elle se déroule dans un manoir, où un personnage appelé Maestro pratique la magie pour distraire les enfants... Mais les habitants de la ville voisine Normal Valley, avec leur Maire, décident de le faire déguerpir, car il dévie de la "norme"... C'est alors que le fantastique entre en scène, dans une séquence chorégraphiée avec des morts-vivants !

Le clip en intégralité (39'18)


La Cité des Enfants Perdus - BADALAMENTI

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Présentation : Ce fut en 1995 un film surprenant et onirique, co-réalisé par Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet, sur une musique lancinante et stressante d'Angelo Badalamenti. Le thème principal, sorte de mélodie foraine obsédante à 3 temps, est mené par l'orgue de barbarie.

Sujet : On est ici plongés dans la noirceur d'une cité portuaire, où le vieux savant Krank vit reclus sur une plate-forme protégée par un champ de mines marines. Il y est entouré de personnages issus d'expériences génétiques ratées. Dépressif, il charge des cyclopes d'enlever des enfants pour leur voler leurs rêves.

La séquence d'ouverture (2'19)


2001, l'Odyssée de l'espace - LIGETI

Séquence MUSIQUE et FANTASTIQUE - Éducation Musicale

Contexte : C'est dans l'été 1966 que le compositeur autrichien György Ligeti (1923 - 2006) écrit Lux Aeterna (Lumière éternelle). Cette pièce de musique contemporaine utilise la micropolyphonie : une polyphonie reposant sur des micro-intervalles. Elle est distribuée à 16 parties, pour un chœur mixte a cappella (4 sopranos, 4 altos, 4 ténors, 4 basses). Le flux des voix crée une matière sonore distendue, où les consonnes sont éludées pour une meilleure fusion... Dans le film fantastique 2001 : L'Odyssée de l'Espace (1968), Stanley Kubrick a utilisé cette musique pour la séquence du monolithe noir découvert dans un cratère lunaire, symbolisant de façon mystique le principe créateur.

Scène - Lux Aeterna (3'39)


E.T. l'Extraterrestre - J. WILLIAMS

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Présentation : Chef d’œuvre de l'année 1982, E.T. narre la rencontre d'Elliott avec un extraterrestre abandonné sur la Terre.

Analyse : La scène finale est une merveille d'accompagnement musical en plusieurs étapes : la chaleur de la mélodie aux cordes quand apparaît le vaisseau spatial - l'appel du cœur d'E.T. par le cor - le tourbillon de flûte traversière quand la petite fille fait ses adieux - de nouveau la rondeur du cor pour l'au revoir du grand frère - puis le moment fort d'émotion entre Elliott et E.T. avec violoncelles et violons se superposant en double mélodie - cors et trompette appellent au départ - triangle magique puis cuivres pour une dernière parole solennelle - tutti puissant de l'orchestre avec cymbales pour l'envol, ponctué par timbales et orgue... Le spectateur, en larmes, est "achevé" par le thème Over the Moon au piano final.

Scène finale et adieux (7'20)


ETERNAL LOVE - Histoire des Arts

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Créateur : Né en Pologne en 1942, formé à l'Académie des Beaux-arts de Varsovie, puis à l'École nationale des Beaux-arts de Paris, Wojtek Siudmak est un peintre moderne du réalisme fantastique. S'illustrant dans le genre fantasy et dans la science-fiction, il s'est rendu célèbre notamment en dessinant des couvertures de romans (collection Pocket Science-fiction) ou encore l'affiche du Festival de Cannes 1977. Eternal Love ou Amour éternel est daté de 1985. C'est une acrylique sur toile de 51x42 cm, qui signe bien la qualité de visionnaire que l'on reconnaît à Siudmak. Le thème du baiser y est transposé dans une sorte d'infini fantastique (ciel, fonds marins, espace...). Les anneaux planétaires s'entrelacent, les planètes deviennent des visages humains, et l'éclat de l'amour est symbolisé par ces fragments éclatés de météorites, qui gravitent autour de la scène.


CAHIER ILLUSTRÉ

Un cahier d'élève très complet, polyvalent et ouvert au monde.

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