Séquence MUSIQUES et VILLES - 5ème
Quelles œuvres sont reliées à des villes et pourquoi ?
Introduction : Bien avant la mode des musiques urbaines, le thème de la ville fut inspirant dès le XIXe siècle. Par de véritables récits sonores, des musiciens ont illustré leurs déambulations sur les boulevards et dans le tumulte des capitales, entre gratte-ciels ou parcs urbains.
Questions : Que vous évoque la ville sur un plan sonore ? Quels sont les avantages ou inconvénients pour un musicien de vivre en ville ? Connaissez-vous des musiques ou des clips dont le thème est de raconter la ville ? Comment les compositeurs ont-ils transcrit en musique ce que leur évoquaient des villes ?
METROPOLIS - Kraftwerk
Présentation : Les membres du groupe allemand Kraftwerk se sont rencontrés au Conservatoire de Düsseldorf. Ils partagent le goût des musiques électroniques et minimalistes. Dans Metropolis (2009 - remasterisé en 2025), ils nous projettent dans une ville futuriste, avec une sensation pesante d'aliénation et de robotique.
Une vision enthousiasmante ou catastrophiste du futur ? (5'55)
MONOPOLIS - Starmania
Présentation : De l'opéra-rock de Michel Berger et Luc Plamondon en 1979, demeurent de nombreux tubes, mais surtout des thématiques sociétales très fortes et actuelles.
La chanson : Monopolis nous expose une cité fictive, violente et déshumanisée, dans laquelle les gens suivent le troupeau avec un numéro dans le dos et une étoile sur la peau... Alors avec nos QR codes, nos vies numérisées et opinions formatées par les chaînes d'information, on peut dire qu'on n'en n'est pas loin.
Monopolis, chantée à la Star Academy 2025 (5'48)
LA SEINE - Paris
Contexte : Interprétée en duo par Vanessa Paradis et Matthieu Chedid, La Seine est datée de 2011. Elle fut tirée de la bande originale du film d'animation Un Monstre à Paris, signé du réalisateur Bibo Bergeron. L'intrigue avait pour sujet la grande crue de la Seine en 1910. Partant de ce fait historique, elle nous plonge dans le début du siècle dernier à Paris. Paroles : Elle sort de son lit, tellement sûre d'elle, La Seine, la Seine, la Seine ! Tellement jolie, elle m'ensorcelle, La Seine, la Seine !
BRUXELLES, je t'aime !
Citation : "J'aime l'idée de parler de ma ville comme si c'était un amoureux, comme dans une relation... on s'aime, on se sépare... on se manque, mais on ne s'oublie jamais."
Explication : Angèle déclare tout son amour à sa ville et sa Belgique natales, dans ce single tiré de l'album Nonante-cinq, sorti en 2021. "Quand le ciel gris et la pluie me manquent, Je vais mieux quand je te vois, Les villes sont belles mais moi je ne pense qu'à toi...".
Le clip est un joyeux voyage dans le train Paris - Bruxelles (4'02)
SYMPHONIE du Nouveau Monde - New York
Origines : Antonin Dvorak (1841 - 1904) fils d'un aubergiste de Bohême, puisait son inspiration dans les folklores tchèques et slaves, donnant à ses œuvres une profonde conscience nationale. Jamais ses tournées triomphales dans le "grand monde" ne lui firent oublier ses attaches populaires. Heureux dans sa maison de campagne, entouré de paysans et de mineurs, il avait l'amour des gens simples et de la nature. Création : Antonin Dvorak écrivit cette illustre Symphonie n°9 lors de son séjour aux États-Unis, effectué entre 1892 et 1895. Elle fut donnée pour la première fois au Carnegie Hall de New York le 15 décembre 1893.
Description musicale : Dvorak mêle sa découverte des musiques Noirs-américaines et celle des Amérindiens Peaux-Rouges, avec la nostalgie de ses terres slaves. Il y a ces douces phrases aux flûtes, clarinettes ou hautbois, enchaînées à des thèmes typiquement dvorakiens avec ses cors au caractère "héroïco-légendaire", puis de forts emballements de l'orchestre pour dépeindre l'animation et l'affairement régnants dans les rues de New York... L'astronaute Neil Armstrong emporta un enregistrement de cette œuvre lors de l'historique mission lunaire Apollo 11 en 1969.
Entre mélodies pastorales et agitation des villes (3'01)
LE BOEUF SUR LE TOIT - Rio de Janeiro
Citation : "J’arrivai à Rio en plein Carnaval et je ressentis aussitôt profondément le vent de folie qui déferlait sur la ville entière."
Contexte : En 1919, au retour d'une période de deux années vécues au Brésil, Darius Milhaud compose Le Bœuf sur le toit (titre tiré d'une chanson brésilienne), présenté comme un patchwork des mouvements de danses sud-américaines : samba, rumba, conga, tango... Autour d'une rengaine musicale joyeuse, Milhaud passe d’un souvenir à l’autre par de brusques changements de tempo, alliant l'humour à la surprise.
BARCAROLLE - Venise
Contexte : Le journal de la Reine Victoria d'Angleterre relate, le 16 juin 1842, que le jeune Mendelssohn, invité à Buckingham Palace, interpréta quelques Romances sans paroles après le dîner : "Un homme si agréable, si brillant, et son visage rayonne d'intelligence et de génie !". Le compositeur écrivit cinquante Romances entre 1828 et 1845, à la façon d'un journal intime. La Barcarolle vénitienne en sol mineur marqua un voyage de Mendelssohn à Venise. D'un chant de gondolier, le piano semble balancer doucement le rythme ternaire sur les flots.
CENTRAL PARK in the Dark - New York
Création : Composée en 1906, alors que le musicien résidait en face du célèbre parc au cœur de Manhattan (l'un des cinq arrondissements de la ville de New York), Central Park in the Dark est une œuvre destinée à un orchestre de chambre. Celui-ci est constitué d'instruments à vent solistes, de deux pianos, deux tambours et des cordes. La musique n'a été créée à New York qu'en 1954, soit un demi-siècle plus tard. Cette page était la troisième séquence d'un ensemble intitulé : Three Outdoor Scenes (« Trois scènes de plein air »).
Inspiration : Dans une période assez métaphysique de sa production musicale (voir l’œuvre : The Unanswered Question), Charles Ives entendait décrire la contemplation d'un promeneur, un soir d'été dans Central Park, étant confronté à la pollution et au tintamarre de la civilisation urbaine.
Description musicale : Dans l'atmosphère pâle, nocturne et mystérieuse tissée par les cordes, on perçoit quelques bruits tapageurs émanant de la cité (clubs, ragtime joué par un pianola, métro, klaxons...) qui vont se faire de plus en plus assourdissants jusqu'à un paroxysme hurlant ! ...Le parc retrouve ensuite son calme, et les cordes reprennent leur surplace atonal.
Charles Ives imagine une promenade nocturne dans Central Park (7'16)
UN AMÉRICAIN À PARIS - New York
Description musicale : Prenant la forme d'un poème symphonique, d'une durée de 19 minutes, l’œuvre décrit la promenade d'un touriste américain, des Champs-Élysées au Quartier Latin, jusqu'au Jardin du Luxembourg. On y entend par exemple les taxis se querellant à coups de klaxons, les thèmes populaires devant les théâtres de Music-Hall... Puis, assis sur un banc, le visiteur écoute les chants d'oiseaux et, nostalgique, il se souvient des mélodies de jazz des trompettes et saxophones à Broadway. Au cinéma : En 1951, Un Américain à Paris devient un film, sous la houlette du réalisateur Vincente Minnelli, avec l'acteur et danseur Gene Kelly.
A Paris en 1928, Gershwin écrit un carnet de voyage musical (19'23)
CAHIER PRÉPARÉ - 5ème
Un "cahier-livre" agréable et complet sur le monde musical.
> 60 Cours d'Éducation Musicale - Collège
> 7 Cahiers - Musique
Le plaisir pour l'élève d'étudier avec un cahier-livre attrayant !