SÉQUENCE sur la MUSIQUE BAROQUE - Écoles et Collèges

séquence musique baroque
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Introduction : Si, au cours du millier d'années que constitue la longue période médiévale, la musique fut essentiellement attachée à l’Église catholique d'une part, et représentée par les troubadours, trouvères et Minnesänger d'autre part, l’avènement de la Renaissance suivi de l'essor de la musique Baroque donnèrent enfin leur pleine mesure aux notions de "compositeur" et "d’œuvre musicale".

Aux XVe et XVIe siècles, le développement continu des techniques de composition se concentra autour de la musique vocale polyphonique, cependant que la musique instrumentale entamait son émancipation. La période Baroque, quant à elle, vit naître l'opéra, le concerto ou encore la suite orchestrale, sur une période allant du XVIIe au milieu du XVIIIe siècle. L'Italie, la France, les pays flamands, l'Angleterre, l'Allemagne et l'Espagne furent les territoires dans lesquels l'Histoire de l'Art s'écrivit en ces temps...

RENAISSANCE MUSICALE et MUSIQUE BAROQUE : Les COMPOSITEURS

musique baroque bach

Guillaume Dufay, le précurseur... - Johannes Ockeghem, un musicien flamand - Josquin des Prés, prince de la musique - Adriaan Willaert, une vie vénitienne - Clément Janequin, poésie et chanson - Thomas Tallis, sous la royauté anglaise... - Giovanni Pierluigi Palestrina, le styliste de Rome - Roland de Lassus, "l'Orphée belge" - Thomas Luis de Victoria, le prêtre espagnol - William Byrd et l'âge d'or élisabéthain - Giovanni Gabrieli, un père spirituel de Bach - Thomas Morley, l'organiste, l'agent, le diplomate... - John Dowland, la voix du luth - Don Carlo Gesualdo, crimes et châtiments - Claudio Monteverdi, l'éveil de l'opéra - Girolamo Frescobaldi, un génie des claviers - Heinrich Schütz, l'Orphée de Dresde - Jean-Baptiste Lully, Molière et le Roi-Soleil - Marc-Antoine Charpentier, le "Phénix" de France - Arcangello Corelli, violon solo ! - Marin Marais et la viole de Gambe - Michel-Richard Delalande, d'esprit français... - Alessandro Scarlatti, l'homme de Naples - Dietrich Buxtehude, organiste luthérien - Johann Pachelbel, un canon magique ! - Henry Purcell, le prodige de Londres - Louis Couperin, l'enfant de la dynastie - Tomaso Albinoni, une œuvre perdue - Antonio Vivaldi, "il Prete rosso" - Jean-Philippe Rameau, la science du sonore - Jean-Sébastien Bach, le génie, le père... - Georg Friedrich Haendel, maître de l'oratorio - Georg Philipp Telemann, le pré-classique - Giuseppe Tartini, un diable de violoniste ! - Giovanni Battista Pergolèse, l'évidence du chant

ÉTUDE d'une ŒUVRE de MUSIQUE BAROQUE :

Suite n°3 en Ré Majeur de Jean-Sébastien BACH

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Circonstances de création et analyse : Dans la production de Jean-Sébastien Bach, qui compte plus de 1000 partitions, on trouve une majorité d’œuvres vocales sacrées, une importante proportion de musique d'orgue, de la musique pour clavecin, pour violon, pour violoncelle, mais peu d’œuvres pour orchestre. Pourtant, ces dernières, avec en tête les 6 Concertos Brandebourgeois et les 4 Suites, sont des sommets de l'art musical baroque.

C'est de ses deux postes officiels de Kapellmeister (1717-23) auprès du prince Léopold de Cöthen et de directeur du Collegium Musicum de Leipzig (1729-41) qu'il eut la possibilité de composer et faire jouer la plupart de ses œuvres instrumentales, profitant de la présence d'excellents solistes. On pense que la Suite n°3 en ré Majeur fut écrite vers 1723. Elle s'adresse à un grand ensemble comprenant hautbois, basson, trompettes, timbales, cordes et continuo. Mendelssohn, à qui l'on doit la renaissance de l’œuvre de Bach au temps du Romantisme, indiqua dans une correspondance qu'il avait joué cette Suite n°3 pour Goethe en personne, en 1830.

Audition : Air - De la publicité au cinéma (exemple : L'Espion qui m'aimait - James Bond - 1977), en passant par la chanson de variété, on ne compte plus les reprises et adaptations de cet Air sublime qui a fait la popularité de cette Suite. Écrit pour une formation de cordes seules et continuo, il dégage une impression de beauté et de paix.